L’IA au service de l’intérêt général

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Lors du dernier forum Cap’Com à Toulouse, Noémie Buffault, cofondatrice de l’agence était aux côtés de quelques-unes des têtes pensantes de l’IA au service de l’intérêt général : Yann Ferguson, sociologue spécialiste de l’IA, Anne-Claire Dubreuil, directrice de projet transformation numérique au Sicoval, et Olivier Auradou, directeur d’Ekitia, association qui travaille autour des enjeux de confiance dans l’usage des données et de l’IA.

En guise de synthèse des échanges, elle a proposé un parallèle entre l’avènement de l’IA et des réseaux sociaux. En voici les points clés :

👉 Quels points communs ?
– Comme pour les réseaux sociaux à l’époque, on en parle au futur alors que c’est déjà là, c’est déjà partout (1/4 des collectivités l’utilisent) ;
– On assiste à un développement ultra rapide, où les usages individuels précèdent le cadre institutionnel ;
– Ce sont des outils, mais pas que. Ils amènent des changements de culture qui questionnent le cœur des organisations publiques (« l’IA ne connait ni les organigrammes, ni la distinction privé/publique » nous a dit Yann FERGUSON) ;
– Réseaux sociaux & IA troublent notre rapport à l’information et à la vérité. En réponse, les acteurs publics peuvent se démarquer par la fiabilité des infos qu’ils diffusent.

👉 Quels enjeux en commun ?
– La quête d’équilibre entre règlementation et souveraineté est essentielle, mais délicate. Quelles pistes pour limiter notre dépendance à des acteurs privés étrangers que sont les GAFAM ?
– L’enjeu d’acculturation des agents est essentielle, comme en a témoigné Anne Claire Dubreuil. (J’ajoute : par des acteurs crédibles capables d’exercer un regard critique sur les outils et sur les usages)
– La démarche de transparence vis-à-vis des citoyens : comment les impliquer et comment leur rendre compte quand nous mobilisons des outils qui s’appuient sur l’IA ?

👉 Quelles bonnes pratiques concrètes pour finir ?
– Observer les médias (ils ont été parmi les premiers à rédiger des chartes encadrant l’utilisation de l’IA)
– Se former et s’appuyer sur des tiers de confiance dans le déploiement de nouveaux outils reposant sur des IA « éthiques » (c’est la promesse d’Ekitia)
– Formaliser un cadre qui favorise l’expérimentation (y compris avec les élu.e.s car un portage politique de ces questions semble indispensable)
– Expérimenter sans dogmatisme, ni fausse naïveté.

Et vous, avez-vous testé ou déployé des services s’appuyant sur l’IA ? Vous souhaitez approfondir son usage au service de la communication d’intérêt général ? Nous accompagnons vos réflexions et organiserons prochainement des sessions de formation dédiées à l’utilisation des outils d’IA au service de la communication d’intérêt général. Intéressé.e ? Parlons-en !

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